Villers-le-Bouillet La Ferme du Marais mise en vente

 

 

 

Villers-le-Bouillet La Ferme du Marais mise en vente

SICCARD,FREDERIQUE

Page 17

Mardi 18 décembre 2001

Villers-le-Bouillet La Ferme du Marais mise en vente FRÉDÉRIQUE SICCARD

C'est comme si Noé n'avait pas eu assez d'argent pour construire son arche. Comme si le Père Noël avait perdu sa liste et oublié la moitié des enfants sages. Comme si, après 22 ans d'existence, la Ferme du Marais devait fermer ses portes aux chevaux, ânes, poneys et autres moutons qui y ont élu domicile, faute d'argent... La mauvaise nouvelle est arrivée au début du mois: pour des raisons familiales, le propriétaire de la Ferme du Marais a décidé de vendre les bâtiments qui abritaient Henri-Claude Vercruysse et ses protégés depuis 1979.

Malades, faméliques, abandonnés des hommes avant d'être péniblement remis sur sabots, les chevaux de trait, les demi-sang, les ânes et les poneys sont une soixantaine, aujourd'hui, à la ferme villersoise. Ils seront autant, demain, à devoir la quitter pour retrouver prés et pâtures.

Car, s'il est effectivement, en tant que locataire, en tête de liste pour un éventuel rachat des bâtiments, Henri-Claude ne nourrit guère d'espoirs : même s'il parvenait à solliciter les 1.400 «Amis du Marais» qui contribuent déjà largement à l'achat de nourriture et de fourrage, il ne pourrait probablement pas réunir 9 millions (223.104 euros) avant le mois de février, date approximative de la vente. Et moins encore les 12 millions (297.472 euros) que la rumeur attribue à un autre acheteur potentiel. C'est que, sise à quelques encablures du zoning industriel de Villers, et à deux pas de lotissements toujours plus nombreux, la Ferme du Marais a de quoi séduire...

Si les regards se tournent vers le site du Val de Vigne, à Antheit (Wanze), c'est en vain : l'endroit n'accueille que les animaux saisis, et destinés à retrouver leurs propriétaires une fois remis sur pattes. Septante moutons y avaient ainsi transité, en mars 1999. Pas question d'y mêler des animaux à demeure...

A 54 ans, Henri-Claude entrevoit qu'il n'est pas éternel. Et envisage peut-être le poids de sa tristesse, si la Ferme du Marais disparaît. Une tristesse qui ne concerne pas que les animaux : les enfants des maisons d'accueil qui venaient, de temps à autre, rechercher la quiétude et l'apaisement à la Ferme du Marais perdront, eux aussi, à la fois un havre de paix... et des amis.

 

http://archives.lesoir.be/villers-le-bouillet-la-ferme-du-marais-mise-en-vente_t-20011218-Z0L9Z5.html

Vaux-Noville: chevaux-morts-en-pature (archive avril 2001)

 

Archives

Avril 2001

La Société royale protectrice des animaux a déposé plainte contre un propriétaire

BASTOGNE Voilà de très nombreux mois que la Société protectrice des animaux suivait attentivement les activités de M. Jean-Louis Ligot, marchand de chevaux.
Cet homme, âgé de 43 ans, pratique sa profession en province de Luxembourg, à Isle-la-Hesse, dans l'entité de Bastogne. Il est également actif à Vaux-sur-Sûre et Virton.
A chaque fois, ses chevaux sont installés dans des pâtures dont il est le propriétaire.
M. Ligot travaille dans ce secteur depuis l'âge de 12 ans. ` J'ai vu passer plus de 100.000 chevaux entre mes mains au travers des foires que j'ai couvertes en Europe.´
Au fur et à mesure de leur surveillance, les permanents locaux de la Société royale de protection des animaux ont constitué un dossier conséquent avec des photos reproduisant l'état de certains animaux, constaté parfois sur le terrain.
Voici quinze jours, une déléguée de l'association s'est déplacée pour compléter son rapport et elle a remarqué d'autres animaux en petite forme, montrant notamment des signes de sous-alimentation, ainsi que plusieurs cadavres de chevaux se trouvant sous des bâches dans la prairie.
Les responsables de la Société royale protectrice des animaux ont alors décidé de porter plainte devant les parquets d'Arlon et de Neufchâteau qui ont donc entamé des devoirs d'enquête dès que le dossier a été déposé.
Mardi, ce sont les policiers fédéraux de Bastogne et les hommes de l'inspection vétérinaire et de la Société royale du cheval de trait qui se sont rendus chez le propriétaire.
Ils ont pris soin de vérifier chaque bête et de voir exactement dans quelles conditions elles étaient gardées par leur propriétaire.
Policiers et inspecteurs ont ensuite pris la décision de ne pas enlever les animaux à M. Ligot.
Ils ont toutefois constaté que les conditions de nourriture des animaux pouvaient être meilleures et des recommandations ont été faites au propriétaire.` Si les animaux avaient été si mal traités, je crois que les services vétérinaires n'auraient pas hésité à faire une saisie. Ils m'ont juste demandé de régulariser la situation dans les huit jours et de séparer les grands chevaux des plus petits.´ 
Vingt places, dans la région de Bastogne, sont actuellement surveillées par les autorités sanitaires pour veiller au respect du bien-être des animaux.

`Je ne suis pas un trafiquant´

M. Ligot a confiance dans le travail réalisé par l'inspection vétérinaire

BASTOGNE Les photos et les images télévisées donnent du lieu de travail de M. Ligot une vision assez sombre. ` Je ne peux rien y faire. On est obligé, lorsque les animaux sont morts, de les déposer le long de la route pour que les camions d'équarrissage puissent venir les chercher. Comme ils sont au bord de la route, on les recouvre comme la loi nous oblige à le faire. Si maintenant on prend une photo d'animaux morts chez moi, c'est que l'on a soulevé la bâche!´ 
Pourtant, une ponette est morte hier en mettant au monde. ` Oui! Elle est morte en poulinant. Je l'ai veillée plusieurs fois sur la nuit et elle avait passé l'hiver au chaud. Mais c'est un événement qui arrive et dont je suis le premier à être triste.´ 

De l'eau claire tous les matins

Le travail d'investigation de M. Vercruysse montre tout de même des éléments troublants. ` Je n'ai rien contre lui et chacun doit faire son travail. Il y a dix ans, il venait même manger des frites lorsque je tenais une friterie en plus de mon activité de chevaux. Il doit s'en souvenir.´ 
Les box des chevaux ne sont toutefois pas de première qualité ni d'un grand luxe. ` C'est vrai, je ne vous le cache pas. Mes chevaux ne sont pas des bêtes de compétition qui ont droit à un box trois étoiles. Mais ils boivent de l'eau claire tous les jours.´ 
Enfin, M. Ligot tient à faire le point: ` Je ne suis pas un trafiquant de drogue ni d'hormones. Je n'aurais pas tenu aussi longtemps dans le métier si je n'étais pas droit. Pourtant, je ne suis pas d'accord que l'on salisse la vie des autres sans preuves tangibles. Et je voudrais ajouter qu'il faut lutter contre le trafic de chevaux. La semaine passée, on m'a encore volé cinq chevaux et j'ai déposé plainte. Celle-ci a été classée sans suite.´ 

V.Li

 

http://www.dhnet.be/actu/faits/chevaux-morts-en-pature-51b7d83ae4b0de6db9916864

 

 

 

STAGES A LA FERME DU MARAIS DE FIZE-FONTAINE - Archive Le Soir

STAGES A LA FERME DU MARAIS DE FIZE-FONTAINE, DES ADOS ET DES CHEVAUX EN DIFFICULTE

BOUCHAT,AURELIE

 

Jeudi 12 janvier 1995

Stages à la ferme du Marais de Fize-Fontaine

Des ados et des chevaux en difficulté

Cela fait maintenant 28 ans que Henri-Claude Vercruysse veille sur les laissés pour compte des écuries. Les chevaux maltraités sont ses amis...

Le calvaire enduré par quelques-uns des pensionnaires de la ferme du Marais, à Fize-Fontaine (Villers-le-Bouillet), est éloquent. Fanny, par exemple, une petite jument ardennaise, était destinée aux concours. Pour que les poils de ses membres antérieurs et postérieurs aient plus de volume, on les lui frotta avec du «feu belge» et de la térébenthine, traitement à l'origine de boursouflures qui s'irritèrent et s'infectèrent. Aujourd'hui soignée à la ferme villersoise, Fanny se rétablit lentement.

Les écuries d'Henri-Claude Vercruysse accueillent une trentaine de pensionnaires. Mais l'achat, les soins, l'entretien de ces chevaux exigent beaucoup de travail. Et coûtent cher.

Actuellement, la ferme du Marais se trouve dans une situation financière très précaire... En décembre dernier, faute d'argent, M. Vercrysse a même envisagé, la mort dans l'âme, la fermeture de son établissement. Mais le Villersois n'est pas homme à se laisser abattre. Il a imaginé divers projets qui permettraient de sauver son établissement. Parmi ceux-ci, la mise en place d'une collaboration avec des jeunes.

Mardi, les services jeunesse et prévention de la ville de Huy ont donné leur accord pour qu'un tel projet se réalise.

À partir du mois de mars, une quinzaine d'adolescents pourront séjourner à la ferme du Marais. Ils prendront part aux activités quotidiennes de la ferme (nettoyage des boxes, entretient des chevaux, etc.).

Une partie des garçons et filles qui séjourneront à Villers seront des adolescents généralement qualifiés de «jeunes à problèmes». Ils seront recrutés par le service communal de prévention; ils devraient être une dizaine par groupe. Quant au service jeunesse, il proposera à deux ou trois membres du conseil des jeunes de Huy de participer à ces séjours. But avoué de l'opération: mélanger différentes «catégories» d'adolescents.

La mise en place de ces stages se fera en différentes étapes: durant un après-midi, les jeunes se rendront à la ferme afin de visiter les installations, prendre contact avec les chevaux. Ils aménageront ensuite le fenil qui leur servira de dortoir. Enfin, ceux qui le souhaitent pourront rester un week-end pour participer aux travaux de la ferme.

Les stagiaires seront encadrés par quatre moniteurs des services prévention et jeunesse ainsi que par le personnel de la ferme du Marais.

Sébastien Lambert, du service jeunesse, a précisé quelques-uns des buts poursuivis par ces stages:

À la ferme, nous espérons que les adolescents oublieront un peu les soucis de la ville. Ils seront en contact avec la nature. Ils se rendront compte des souffrances des chevaux, une expérience qui les rendra peut-être plus ouverts aux autres. Ils devront également apprendre à organiser leur journée.

A. B.

 

http://archives.lesoir.be/stages-a-la-ferme-du-marais-de-fize-fontaine-des-ados-e_t-19950112-Z08ZPU.html